La WNBA N’est plus une ligue en développement

La WNBA n’était pas prête pour Caitlin Clark et cette fameuse cuvée de 2020, reconnue comme la meilleure de tous les temps.

Le basketball féminin est sur une lancée fulgurante depuis les cinq dernières années. On peut attribuer beaucoup de crédits à Caitlin Clark, cependant il faut tout de même reconnaître l’engouement généré par Paige Bueckers au secondaire, Sabrina Ionescu à l’université et Breanna Stewart chez les pros. J’aurais pu partir de la légendaire Dawn Staley, en passant par Maya Moore, vers Sue Bird, puis Brittney Griner jusqu’à Kelsey Plum. Toutefois, c’est vraiment dans les 5 dernières années que tel une Mentos dans un 2 litres de Coca-Cola, l’effervescence s’est mise a débordé.

Malheureusement, il faut tout de même indiquer et être honnête lorsque ça ne fonctionne pas. 

Le salaire de Caitlin Clark a été dévoilé pour ces quatre premières années sur son contrat de recrue. Elle fera, en tout, 338 000 pour les quatre prochaines campagnes. C’est 76 535 $ dès l’an prochain. La nouvelle garde des Fever d’Indiana faisait 3,1 millions de dollars avec Iowa dans la NCAA grâce au Nil. Ces deux principaux sponsors sont State Farm et Nike. En 2024, c’est Arike Ogunbowale, Khaler Cooper et Jewell Loyd qui seront les femmes les mieux payées de la ligue avec 241 984 $.

Le développement de la ligue ne suit pas l’engouement grandissant pour ce sport.

La WNBA compte 12 équipes pour l’an prochain. Une 13ᵉ se joindra en 2025. Seulement 12 places par équipes sont disponibles. Ce petit nombre limite le nombre d’opportunités pour les joueuses arrivant de l’université. Le problème, c’est que la NCAA est la meilleure ligue de développement (si on peut appeler ça comme ça) au monde pour les athlètes féminines. Les joueuses restent pour presque tout le parcours universitaire parce que le traitement, les infrastructures, l’argent (maintenant) et les possibilités de développer sa stratégie de marque est plus accessible à ce niveau.

La joueuse par excellence de la NBA Breanna Stewart indiquait ceci sur X : Nous sommes à un tournant. L’intérêt pour la WNBA est plus élevé que jamais et sans quelques ajustements faciles, nous ne sommes plus une ligue qui a 12 équipes et 144 joueuses… c’est plutôt 133.

La WNBA a fait de nombreuses améliorations lors des dernières années. Toutefois, elle aurait dû être mieux préparé sachant que cet influx de talent était à ces portes. L’an dernier, seulement 15 des joueuses repêchées sur les 36 ont fait les différentes équipes. Les autres joueuses doivent s’exiler dans les ligues d’Europe ou autre. Cette année, ce sera sensiblement la même chose, malgré le fait que le talent est plus fort.

Caitlin Clark est sur toutes les lèvres, par contre, Brink, Cardoso, Jackson, Reese et plusieurs autres sont tous des joueuses qui changeront les différentes franchises dès le jour un.

Les cotes d’écoute ont augmenté de 51 % depuis l’an dernier et 75 millions ont été investis dans la ligue. La solution numéro 1 reste l’expansion. Toronto et Philadelphie sont deux marchés qui pourraient accueillir des équipes rapidement. Portland aussi est une ville où la transition pourrait se faire sans trop de problème.

La WNBA n’est plus une ligue en développement. C’est une ligue à part entier avec des budgets, des joueuses transcendantes et avec l’attention de la planète sport. Il sera important de voir qu’elles seront les prochaines étapes pour cette ligue, parce que du talent, il y en a encore plus qui s’en viennent.

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