Montréal et Toronto doivent déménager dans plus grand

Les deux plus grands marchés de la LPHF sont Montréal et Toronto. Toutefois, en termes d’assistances, Ottawa et Minnesota se classent respectivement premiers et deuxièmes en cette première saison. Un constat en ressort : Montréal et Toronto doivent déménager, à temps plein, dans de plus gros amphithéâtres.

L’équipe d’Ottawa est l’une des deux seules équipes à avoir joué tous ses matchs au même endroit, soit au TD Place dans le centre-ville de la capitale canadienne. Et c’est une moyenne de 7 496 spectateurs qui se sont présentés aux matchs de leur équipe féminine cette saison, bon pour le premier rang de la ligue.

En deuxième, on retrouve le Minnesota, le seul marché aux États-Unis qui fonctionne vraiment. Ce n’est pas pour rien que le Minnesota est considéré comme l’état du hockey américain. En moyenne, ils ont été 7 540 spectateurs à se présenter au Xcel Energy Center, mais en ajoutant l’échec du 3M Arena at Mariucci, la moyenne chute à 7 138 partisans.

Place bell à temps plein

Vient ensuite Montréal. Cependant, il faut apporter un bémol. Si l’équipe avait joué plus de matchs à la Place Bell, le résultat serait différent. L’équipe a joué six rencontres à l’Auditorium de Verdun, quatre à la Place Bell et une au Centre Bell. La moyenne globale est de 6 880. Par contre, si on prend uniquement les matchs à Laval, elle est de 8 831. En ajoutant les deux matchs des séries, la moyenne de la Place Bell est à 9 105. Visiblement, la première saison a démontré que l’équipe doit jouer toutes ses rencontres à Laval l’an prochain. C’est d’ailleurs ce à quoi je m’attends.

Toronto a le même bémol que Montréal, alors que tous ses matchs locaux sauf un se sont joués au Mattamy Athletic Center, qui ne contient même pas 3 000 sièges. Je ne connais pas les raisons ou les circonstances derrière cette prise de décision, mais c’est probablement la pire à ce chapitre dans la ligue. La moyenne de Toronto s’élève à 3 912, mais le potentiel est bien plus élevé, comme en fait foi la foule de plus de 19 000 au Scotiabank Arena et la moyenne de 8 518 au Coca-Cola Coliseum en séries éliminatoires. Ce dernier est l’équivalent de la Place Bell pour le marché de Toronto. Là aussi, je m’attends à ce qu’on y joue toute la prochaine saison.

Ça ne va pas bien à New York

Boston est l’autre équipe à avoir joué tous ses matchs au même endroit, soit le Tsongas Center à Lowell, en banlieue de Boston. Une moyenne de 3 770 personnes a franchi les tourniquets cette année, dans un aréna qui peut en contenir environ 6 500.

Et il reste New York, l’enfant pauvre des assistances cette année dans la LPHF. Pour bien comprendre la situation, il fait creuser plus loin que simplement regarder la moyenne de 2 496 spectateurs. New York a débuté la saison avec deux principaux arénas, le Total Mortgage Arena à Bridgeport dans l’état du Connecticut et le UBS Arena, le domicile des Islanders à Long Island. Au UBS, la moyenne des six matchs a été de 2 476 partisans, pas très reluisante, mais mieux qu’au Connecticut, où seulement une moyenne de 1 744 personnes s’y est présentée en quatre matchs.

On a donc pris la décision de changer d’arénas et de disputer des matchs au Prudential Center au New Jersey. Ce qui a sonné le glas de Bridgeport est le match du 6 mars, un mercredi soir, contre Montréal, alors que seulement 728 personnes y étaient, la plus faible assistance de l’année dans la ligue.

La stratégie a porté fruit alors qu’il y a eu une moyenne de 4 062 spectateurs en deux matchs présentés au domicile des Devils.

La finale: un test pour les États-Unis

Les deux matchs disputés en terrain neutre ont attiré 13 736 à Détroit et 8 850 à Pittsburgh, pour une moyenne de 11 293. La ville de Détroit aura son équipe un jour. Je ne serais même pas surpris qu’elle soit la première équipe d’expansion. Et si les marchés de Montréal et Toronto ont bourgeonné en séries éliminatoires, avec une moyenne combinée de tout près de 9 000 spectateurs, on ne peut en dire autant des marchés américains de Minnesota et Boston.

En effet, la moyenne des deux matchs au Minnesota contre Toronto est de 3 050 partisans, une chute de 60% comparativement à la saison régulière. Dans le seul match joué à Lowell en demi-finale, 3 668 y étaient, soit une légère baisse de seulement 3% si on la compare à la saison régulière, mais en même temps, la quatrième plus faible assistance cette saison en 12 matchs. En finale, le premier match contre Minnesota a attiré 4 508 spectateurs.

Quoiqu’il en soit, cette finale sera un vrai test pour la LPHF aux États-Unis, autant pour les cotes d’écoute que pour les assistances.

crédit photo: LPHF

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