Les Oilers en grande finale

Portés par un Connor McDavid des grands moments et un Stuart Skinner quasiment intraitable, les Oilers d’Edmonton ont écarté les Stars de Dallas du portrait éliminatoire. Grâce à un gain de 2 à 1, les Albertains croiseront le fer avec les Panthers de la Floride en finale de la Coupe Stanley.

Il n’a fallu que moins de cinq minutes en première période pour que les partisans du Rogers Place bondissent de leur siège après un merveilleux bijou signé McDavid, lors d’une supériorité numérique. Le numéro 97, à lui seul, a ridiculisé Miro Heiskanen avant d’enfiler l’aiguille à l’aide d’un tir du revers. Plus tard, au cours du même engagement, il s’est fait complice du but gagnant de Zach Hyman. Malgré un faible total de dix tirs dans ce sixième match, Edmonton a réussi à se défaire des Stars de Dallas.

Une sécurité retrouvée dans les cages

Il est raisonnable de dire que les Oilers n’ont pas connu les meilleures années en matière de gardiens de but récemment. Pour remporter des parties, ils ont souvent misé sur leur puissance offensive plutôt que sur leur solidité défensive. Encore cette saison, par moments, Skinner et son auxiliaire, Calvin Pickard, ont suscité des doutes chez de nombreux amateurs quant à leurs performances et leurs capacités à porter leur formation lorsque l’attaque ne générait pas autant que nécessaire.

Par contre, depuis quelques matchs, l’homme masqué de 25 ans a fait taire ses détracteurs. Lors de ses trois dernières apparitions devant les cages, il n’a concédé que quatre buts sur 77 tirs. Sa maîtrise des lancers dirigés vers lui, l’absence de mauvais retour et des arrêts clés aux moments opportuns ont grandement aidé les Oilers de s’emparer du trophée Clarence-S.-Campbell, remis au vainqueur de l’association Ouest.

Une puissance en unités spéciales

Durant la finale de l’Ouest, les unités spéciales d’Edmonton ont été irréprochables. Leur attaque massive a encore une fois été dévastatrice avec une efficacité de 36% (4 en 11). Leur première unité, composée de McDavid, Leon Draisaitl, Zach Hyman, Ryan Nugent-Hopkins et Evan Bouchard, ne cesse d’étourdir les défenseurs en bougeant rapidement le disque. À ce jour, aucune équipe n’a trouvé la solution pour empêcher ce jeu de puissance de faire scintiller la lumière rouge.

Pour ce qui en est de leur désavantage numérique, les hommes de Kris Knoblauch n’ont pas semblé être perturbés par le fait d’évoluer à court d’un joueur. Ils ont été parfaits à 14 reprises face aux Stars qui, visiblement, n’avaient aucune idée comment vaincre leurs rivaux. Dans ce genre de circonstances, les Oilers sont agressifs sur le porteur de la rondelle et forcent l’attaque adverse à commettre des erreurs. Si tout se passe comme prévu, l’équipe de l’Alberta pourra compter sur ses unités spéciales pour se rapprocher du trophée argenté.

Un adversaire complet déterminé à triompher

Si les Panthers de la Floride ont à nouveau réussi à se hisser en grande finale, c’est sûrement pour en sortir victorieux cette fois-ci. Éliminée par les Golden Knights de Vegas en cinq parties l’an dernier, l’équipe floridienne n’a qu’un seul désir : triompher là où elle a échoué.

Les hommes de Paul Maurice sont probablement ceux les mieux armés pour ce type de rencontres. Rapide, talentueuse, agressive et quelque peu dérangeante, cette formation excelle dans tous les domaines. Ils peuvent compter sur un Sergei Brobovsky étincelant, capable à lui seul de maintenir son équipe dans le match grâce à des arrêts in extremis.

En défense, Aaron Ekblad, Gustav Forsling et Brandon Montour sont très efficaces pour contrer les meilleurs éléments adverses tout en appuyant l’attaque. Leur dynamisme et leurs efficacités dans les transitions constituent un réel danger sur l’ensemble de la patinoire pour leurs opposants.

Puis en attaque, chaque trio joue un rôle déterminant. Que ce soit pour créer des chances de marquer, neutralisez les meilleurs éléments adverses ou pour bousculer, les Cats ont les atouts nécessaires. Leur top six fonctionne à plein régime et devra continuer sur cette lancée pour soulever la coupe.

La quête de la Coupe Stanley commence

La finale débutera en Floride, dimanche et mardi, pour les deux premières joutes de cette série ultime avant de se diriger dans l’Ouest canadien pour les deux suivants. Il suffit de quatre gains aux Oilers d’Edmonton pour décrocher les grands honneurs et ainsi permettre à Connor McDavid d’ajouter un des seuls trophées manquants à sa débordante collection. Pour les Panthers, il reste à savoir si leur élimination crève-cœur de l’an dernier leur servira de motivation pour éviter une telle déception pour une deuxième année consécutive.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *