Bagues de championnat de la Victoire : 61 récipiendaires, des surprises et des controverses
C’est la saison des bagues.
Des bagues de championnat, bien entendu.
La Victoire de Montréal, dans la LPHF, et les Knicks de New York, dans la NBA, ont reçu les leurs à quelques heures d’intervalle.
Deux équipes. Deux ligues. Deux façons de célébrer.
Les Knicks ont reçu les leurs lors de leur match d’ouverture, devant un Madison Square Garden rempli à pleine capacité. Une cérémonie télévisée, combinée au dévoilement de la bannière de champions, qui n’a pas été sans controverse : les boîtes remises aux membres du personnel d’entraîneurs auraient été vides, leurs bagues n’ayant pas encore été fabriquées.
Plus tôt dans la journée, la Victoire avait tenu une cérémonie privée à l’Auditorium de Verdun pour remettre ses bagues. Toutes les personnes qui devaient en recevoir une avaient été invitées, même si, selon mes informations, elles n’étaient pas toutes présentes. Plusieurs anciennes joueuses de la Victoire avaient toutefois fait le déplacement, notamment Nicole Gosling, Dara Greig, Amanda Boulier et Maureen Murphy.
À en juger par les photos publiées sur les réseaux sociaux de la Victoire, le décor était superbe.
La patinoire avait été recouverte pour accueillir les invités, assis à des tables disposées de chaque côté d’une allée où trônait la coupe Walter. Le mot « Victoire », en lettres lumineuses, était installé devant des rideaux, à l’entrée des joueuses. Un tapis rouge avait également été déroulé pour permettre aux joueuses de rejoindre leur table. Quant au tableau indicateur, il affichait Montréal 4, Ottawa 0, soit le pointage du dernier match de la finale de la coupe Walter.
Des photos de la bague ont aussi été publiées. Conçu par la maison de joaillerie canadienne Paris Jewellers, en collaboration avec Danièle Sauvageau, directrice générale, et Kim St-Pierre, directrice des opérations commerciales, le bijou est sublime.
On y retrouve notamment un clin d’œil à la devise des dernières séries, « Today is today », une expression de Lina Ljungblom, ainsi que le nom de famille de la personne qui la reçoit et le pointage de 4 à 0 du match décisif.
Championnes ou champions?
Cela dit, un détail a suscité un peu de controverse : le mot anglais « champions » sur le devant de la bague. Certains estiment que le mot « championnes » aurait dû y figurer.
Oui, il apparaît sur le côté des bagues. On m’a d’ailleurs confirmé chez la Victoire que chaque personne pouvait choisir d’y faire inscrire « championnes » ou « champions » sur le côté.
Mais soyons sérieux : qui remarque le côté d’une bague au premier regard? J’en ai vu, des bagues de la coupe Stanley dans ma vie, et je n’en ai jamais regardé les côtés. Seulement le devant.
À une époque où l’on nous demande d’écrire de manière inclusive, il aurait été intéressant de permettre à chaque personne de choisir entre le français et l’anglais pour l’inscription sur le devant de la bague. J’imagine toutefois que cela aurait nécessité deux modèles, puisque les mots « champions » et « championnes » n’occupent pas le même espace. Et qui dit deux modèles dit probablement des coûts supplémentaires.
Sur les réseaux sociaux, certaines personnes ont pris la défense de la Victoire en faisant valoir que la majorité des joueuses sont anglophones. Soit, mais ce n’est pas le cas de la majorité des membres du personnel qui ont reçu une bague.
A-t-on oublié les voix de l’équipe?
À l’aide de différentes sources, j’ai pu répertorier 61 personnes ayant reçu une bague de la coupe Walter, dont 29 joueuses. Il m’en manque peut-être quelques-unes, mais ce total concorde tout de même avec les informations que j’ai obtenues, selon lesquelles une soixantaine de bagues auraient été remises.
À mon avis, les seules omissions d’importance sont Maude Lanteigne et Éric Thérien.
L’animatrice de la Victoire est devenue virale l’an dernier grâce aux capsules présentées durant les matchs, qui racontaient une histoire d’amour entre elle et un partisan. Elle entretient un lien fort avec les partisans et certaines joueuses, qui la considèrent comme une membre de l’équipe à part entière.
Quant à Éric Thérien, il est l’annonceur-maison et la voix de l’équipe depuis le tout premier jour.
Nadeau et Isbel auront leurs bagues
Parmi les 29 joueuses, notons la présence de trois qui n’ont pas terminé l’année à Montréal : Claire Vekich, ainsi que Samantha Isbell et la Québécoise Kelly-Ann Nadeau, ces deux dernières ayant été congédiées lors du dernier match de la saison régulière. Je me souviens d’avoir dit haut et fort que j’espérais qu’elles reçoivent au moins une bague. Même si celle-ci leur laissera peut-être un goût aigre-doux, je suis content que leur contribution à l’équipe soit reconnue.
Voici donc, en terminant, les 29 joueuses et les 32 autres personnes ayant reçu une bague pour souligner la première conquête de la coupe Walter dans l’histoire de la Victoire.
À noter que seules les joueuses ont reçu une deuxième bague, plus discrète que la bague de championnat et conçue pour être portée au quotidien. Aussi, le dévoilement de la bannière aura lieu lors du match d’ouverture le 5 décembre prochain.
Joueuses (29)
- Sandra Abstreiter
- Erin Ambrose
- Amanda Boulier
- Shiann Darkangelo
- Ann-Renée Desbiens
- Jessica DiGirolamo
- Jade Downie-Landry
- Catherine Dubois
- Maggie Flaherty
- Tamara Giaquinto
- Nicole Gosling
- Dara Greig
- Sam Isbell
- Skylar Irving
- Maya Labad
- Alexandra Labelle
- Lina Ljungblom
- Nadia Mattivi
- Natálie Mlýnková
- Maureen Murphy
- Kelly-Ann Nadeau
- Marie-Philip Poulin
- Abby Roque
- Hayley Scamurra
- Laura Stacey
- Kati Tabin
- Claire Vekich
- Megan Warrener
- Kaitlin Willoughby
Membres du personnel (32)
- Mariane Allard, thérapeute du sport
- Vicki Bendus, directrice de la performance
- Arianne Bergeron, photographe
- Caroline Blais, gestionnaire de comptes
- Emmanuelle Blais, préparatrice physique
- Marie-Christine Boucher, directrice principale des affaires commerciales des équipes de la LPHF
- Alexandra-Anne Boyer, spécialiste de la marchandise sur les sites de match
- Alexandra Bwenge, médecin de l’équipe
- Kori Cheverie, entraîneuse-cheffe
- Laurent Corbeil, photographe
- Andrew Davis, gérant en chef de l’équipement
- Bruno-Pierre Guillemette, entraîneur des gardiennes de but
- Alexandre Imbeault, entraîneur adjoint
- Ariane Julien, gestionnaire de médias sociaux
- Jennifer Levee, gestionnaire de comptes, ventes et développement des affaires
- William Marchand, gestionnaire de comptes
- Noémie Marin, entraîneuse adjointe
- Véronique McCrae, directrice des opérations hockey et des services à l’équipe
- Christine Montpetit, productrice des matchs
- Mikaël Nahabedian, directeur de l’analytique
- Maxime Noreau, entraîneur en développement des habiletés
- Alexandra Normandin-Létourneau, thérapeute du sport
- Veronica O’Neill, gestionnaire de la production des matchs et de l’expérience des partisans
- Caroline Ouellette, entraîneuse adjointe
- Alexandra Pellerin, directrice des opérations hockey, de la sécurité et du protocole
- Alex-André Perron, entraîneur adjoint
- Carol-Ann Pronovost, vidéaste
- Renée Racine, diététicienne
- Charles Rooke, gestionnaire des relations médiatiques et communautaires
- Danièle Sauvageau, directrice générale
- Kim St-Pierre, directrice des opérations commerciales
- Alexandre Tremblay, entraîneur en développement des habiletés
crédit photo: Instagram Victoire de Montréal
