La semaine 18 de la NFL où chaque jeu peut valoir une fortune
La semaine 18 de la NFL n’est jamais une semaine comme les autres. Si certaines équipes luttent encore pour une place en séries, d’autres n’ont plus rien à jouer… du moins collectivement. Car pour plusieurs joueurs, cette dernière semaine représente bien plus qu’un simple match : c’est une occasion unique de transformer une saison de travail en bonus de plusieurs centaines de milliers — parfois même d’un million — de dollars.
Chaque année, les contrats NFL contiennent des clauses de performance. Des seuils précis de verges, de touchés ou de sacs du quart qui, une fois atteints, déclenchent des paiements supplémentaires. Et en 2025, plusieurs joueurs se retrouvent à quelques jeux à peine de ces récompenses financières.
Prenons Sam Darnold, par exemple. Le quart des Seahawks n’a besoin que de 150 verges par la passe pour atteindre le plateau des 4 000 verges et encaisser un bonus de 500 000 $. Un objectif qu’il a atteint dans presque tous ses matchs cette saison. Face aux 49ers, une défense qui concède régulièrement du jeu aérien, tout indique qu’il aura l’occasion d’y parvenir.
Même scénario pour Tony Pollard, qui n’est qu’à 66 verges au sol d’un bonus de 250 000 $. Le porteur des Titans est en pleine forme et pourrait atteindre ce seuil rapidement si le plan de match lui est favorable. Encore plus frappant : Rico Dowdle, des Panthers, n’a besoin que de sept petites verges pour sécuriser un bonus d’un million de dollars. Littéralement un jeu… ou deux.
Chez les receveurs, la tension est tout aussi palpable. Deebo Samuel doit accumuler 93 verges pour toucher 200 000 $, tandis que Khalil Shakir n’a besoin que d’un seul touché pour bonifier son contrat de 150 000 $. Du côté des Patriots, Hunter Henry vise cinq réceptions pour un bonus de 250 000 $, alors que Dawson Knox n’est qu’à sept verges de 100 000 $ supplémentaires.
En défensive, la pression est tout aussi intense. Von Miller n’a besoin que d’un seul sac pour toucher 500 000 $, tandis que Joey Bosa se trouve dans une situation similaire. George Karlaftis, Demarcus Lawrence, Arik Armstead et Calais Campbell jouent tous pour des montants variant entre 250 000 $ et 1 million $, parfois à un seul sac près.
Même les vétérans ne sont pas à l’abri du suspense. À 18 saisons dans la NFL, Calais Campbell peut encore bonifier son héritage — et son compte bancaire — avec un seul jeu décisif. Du côté de Jonathan Allen, 1,5 sac pourrait transformer son contrat de 2026.
La semaine 18, ce n’est donc pas seulement une question de séries éliminatoires ou de classement final. C’est une vitrine où chaque course, chaque plaqué et chaque réception peut avoir un impact financier énorme. Derrière chaque jeu, il y a des carrières, des familles et parfois des millions en jeu.
Bref, ce week-end, la NFL ne se joue pas seulement au tableau indicateur — elle se joue aussi sur les feuilles de paie.
