Les Carabins de retour au sommet
En 2024, c’était Concordia. En 2025, Bishop’s. Et en 2026, les Carabins de l’Université de Montréal.
Trois années, trois équipes différentes, trois championnats canadiens pour le Québec.
Maintenant, la question qui brûle toutes les lèvres : les Carabins pourront-elles répéter leur exploit de l’an dernier et offrir au Québec un quatrième titre national consécutif?
Ce serait du jamais-vu dans l’histoire du hockey universitaire féminin canadien. Aucune conférence n’a remporté quatre championnats de suite. Le record appartient notamment à la conférence de l’Ouest, grâce aux Pandas de l’Université de l’Alberta, championnes de 2002 à 2004.
Mais il y a une différence importante cette année. Les Carabins ne pourront plus jouer les négligées. L’an dernier, elles n’étaient pas les favorites. Je les avais même classées au troisième rang du RSEQ dans mes prévisions de début de saison (allô Chloé Duchesneau!). Cette fois, elles amorceront la campagne avec une cible dans le dos et la pression de défendre leur titre.
La saison 2026-2027 marquera également le début d’une nouvelle ère pour le RSEQ, avec le retour du hockey féminin à l’Université Laval après 35 ans d’absence. Et le Rouge et Or fait déjà parler de lui, notamment grâce à des installations dignes d’une équipe professionnelle.
La saison s’amorcera ce soir, le 16 octobre, et se poursuivra jusqu’au 28 février. Chaque équipe disputera 24 matchs, et les quatre premières au classement accéderont aux séries éliminatoires. Les demi-finales et la finale se dérouleront sous la forme de séries deux de trois.
Parmi les dates à retenir, il y a évidemment celle de ce soir, alors que le Rouge et Or de l’Université Laval disputera son tout premier match au PEPS en accueillant les Carabins. Quoi de mieux qu’une bonne vieille rivalité Montréal-Québec pour lancer la saison!
La journée spéciale consacrée au hockey féminin à la Place Bell sera également de retour. Le 24 janvier 2027, Laval croisera le fer avec Concordia, tandis que Bishop’s se mesurera à McGill. Le même jour, les Carabins disputeront un match hors concours contre Équipe Québec des moins de 18 ans au CEPSUM.
L’année 2027 sera également marquée par la tenue des Universiades, qui se dérouleront du 15 au 25 janvier à Changchun, en Chine. En 2025, le Canada s’était incliné en finale face à la Tchéquie, deux ans après avoir remporté l’or en 2023. Il sera intéressant de voir quelles joueuses du RSEQ seront sélectionnées pour représenter le pays. Parmi celles qui étaient de l’édition 2025, Gabrielle Santerre et Émilie Lussier pourraient certainement être appelées à contribuer de nouveau.
Grâce à ses trois conquêtes consécutives du championnat canadien, auxquelles s’ajoutent une médaille d’argent l’an dernier et une médaille de bronze en 2024, le RSEQ s’est assuré de conserver deux places au tournoi national pour les prochaines années.
Le championnat canadien se déroulera du 25 au 28 mars 2027 à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. À titre d’équipe hôtesse, les Reds de l’Université du Nouveau-Brunswick sont donc assurées d’y participer.
Fait intéressant, grâce aux résultats des dernières années et à la place réservée à l’équipe hôtesse, les Maritimes auront trois représentantes au championnat canadien. Elles seront accompagnées de deux équipes du Québec, deux de l’Ontario et une seule de l’Ouest canadien.
Voici maintenant mon tour d’horizon des cinq équipes du RSEQ et de ce à quoi on peut s’attendre pour la saison 2026-2027.
Carabins de Montréal
Les championnes en titre ont tout ce qu’il faut, et même plus, pour répéter leur conquête surprise de l’an dernier. C’est un peu comme si une équipe junior avait remporté la coupe Memorial avec un noyau de joueurs de 18 ans et que tout ce beau monde était de retour la saison suivante.
Car l’équipe est demeurée pratiquement inchangée depuis sa conquête du championnat canadien. Maude Desroches sera de retour devant le filet, tandis qu’à l’attaque, on retrouvera notamment Juliette Rolland, Catherine Proulx, Léa Salem et Wikona Laloche. Cette dernière a d’ailleurs connu tout un camp d’entraînement et sera assurément une joueuse à surveiller cette saison.
À la défense, le « Big 3 » composé de Jade Picard, Kaléann Laforge et Meghan Lesage sera également de retour.
Mais ce qui pourrait rendre les Carabins encore plus redoutables cette saison, c’est qu’elles pourront compter sur Audrey-Anne Veillette et Laurie-Ann Éthier dès le début du calendrier, et ce, pour toute la campagne. On a pu constater l’impact de ces deux joueuses lors de la deuxième moitié de la saison dernière et pendant les séries éliminatoires.
Veillette, qui ne participera à aucun camp d’entraînement de la LPHF cette année, pourra donc se consacrer entièrement aux Carabins. Âgée de 25 ans et affichant une moyenne d’un point par match, elle représentera un atout majeur pour l’équipe.
Quant à Éthier, on envisage de l’utiliser à la défense cette saison, ce qui pourrait ajouter une autre dimension à une brigade défensive déjà bien garnie.
Comme si ce n’était pas suffisant, les Carabins pourront également compter sur le retour de leur capitaine, Amélie Poiré-Lehoux, après une saison complète d’absence. Il faut préciser qu’elle aurait pu revenir au jeu durant la deuxième moitié de la dernière campagne, mais qu’elle avait préféré patienter afin de profiter d’une dernière saison complète d’admissibilité, comme le permettent les règlements.
Et ce n’est pas tout!
L’équipe, dirigée de main de maître par Isabelle Leclaire, pourra enfin compter sur Alexandra Giguère, qui avait raté toute la dernière saison en raison d’une blessure. À sa dernière campagne, en 2023-2024, elle avait dominé le circuit collégial avec une récolte impressionnante de 32 buts et 56 points en seulement 23 matchs, ce qui lui avait valu le titre de joueuse par excellence du RSEQ collégial.
Et comme si tous ces retours ne suffisaient pas, les Carabins ont également réalisé, à mon avis, le meilleur recrutement de cette cuvée.
Pas moins de quatre des 16 meilleures pointeuses du circuit collégial de la saison dernière se joignent à l’équipe : la défenseuse Julie-Ann Paradis (2e), ainsi que les attaquantes Laurie Vézina (3e), Marie-Jeanne Gagné (7e) et Lory Samson (16e).
Fait à souligner, ces quatre recrues ont toutes été sélectionnées au sein de l’une des deux équipes d’étoiles du RSEQ collégial en 2025-2026.
À mes yeux, seules les blessures pourraient venir freiner les Carabins. D’ailleurs, la participation de trois joueuses au premier match de la saison demeure incertaine : la gardienne Maude Desroches, la défenseuse Julie-Ann Paradis et Laurie-Ann Éthier, qu’on envisage d’utiliser à la défense cette saison. Si Desroches devait s’absenter, on pourrait s’attendre à voir Tamara Gérin-Lajoie prendre la relève devant le filet.
Avec autant de talent et de profondeur, j’ai bien du mal à imaginer les Carabins terminer ailleurs qu’au premier rang du classement et ne pas remporter le championnat du RSEQ.
Mais comme les Stingers de Concordia nous l’ont démontré au cours des dernières années, avoir la meilleure équipe sur papier ne garantit pas les grands honneurs. Encore faut-il être capable de livrer la marchandise au bon moment.
Gaiters de Bishop’s
Sur papier, les Gaiters sont l’équipe qui devrait donner le plus de fil à retordre aux Carabins cette saison. Elles pourront non seulement compter sur leur joueuse vedette et capitaine, Gabrielle Santerre, mais également sur une profondeur à l’attaque que peu d’équipes du circuit peuvent égaler.
Noémie Fontaine, Sandrine Chouinard, Naomi Côté, Annika Lafrenière, Justine Turcotte et Rosalie Bouchard forment un impressionnant groupe d’attaquantes qui risque de donner bien des maux de tête aux gardiennes adverses.
Parmi elles, je m’attends particulièrement à de grosses saisons de Côté, Chouinard et Lafrenière.
Du côté du recrutement, les Gaiters ont frappé dans le mille avec l’arrivée de Laurence Lafleur. L’ancienne des Cougars a récolté 35 points en 28 matchs la saison dernière, ce qui lui a valu le cinquième rang des meilleures pointeuses du RSEQ collégial. Lafleur possède une vision du jeu remarquable, un excellent flair offensif et un véritable instinct de marqueuse. Ce n’est pas pour rien qu’elle fait son entrée universitaire à 19 ans, après seulement deux saisons collégiales. Elle a d’ailleurs déjà développé une belle complicité avec Justine Turcotte lors des matchs préparatoires, une combinaison qui pourrait connaître beaucoup de succès cette saison.
L’ancienne coéquipière de Lafleur chez les Cougars de Champlain-Lennoxville, Sydney Prévost, fera également le saut avec les Gaiters cette saison, elle qui a maintenu une moyenne d’un point par match l’an dernier. Ennuyée par une blessure, elle n’y sera toutefois qu’à partir de janvier,
À sa troisième saison, Daphné Boutin devrait continuer de mener la brigade défensive de l’équipe, épaulée notamment par Camille Marier-Bonhomme et Amélie Brassard.
Devant le filet, Laurence Boivin sera la gardienne numéro un des Gaiters, elle qui s’est imposée comme la meilleure recrue à sa position dans le RSEQ la saison dernière.
De son côté, l’entraîneuse-cheffe Alexandra Boulanger amorcera sa deuxième saison à la barre de l’équipe, avec une année d’expérience supplémentaire derrière le banc. Il faut dire que la dernière campagne représentait tout un défi pour elle, puisqu’elle devait succéder à Valérie Bois, qui venait de mener les Gaiters à la conquête du championnat canadien. Pas évident de prendre la relève dans de telles circonstances!
Avec tout le talent et la profondeur dont dispose cette formation, je n’ai aucun doute que les Gaiters devraient être de retour au championnat canadien en mars prochain.
Stingers de Concordia
Je ne sais pas si le terme s’applique tout à fait, mais les Stingers amorcent ce qui ressemble à une première année de reconstruction. Difficile d’y voir autre chose alors que les dernières joueuses ayant participé aux deux conquêtes du championnat canadien universitaire ont terminé leur parcours universitaire.
Avec les départs de Jessymaude Drapeau, d’Émilie Lavoie, de Zoé Thibault et de Jordyn Verbeek, l’équipe ne pourra plus compter sur la même profondeur, qui constituait l’une de ses grandes forces ces dernières années.
L’attaque reposera sur la sensationnelle Émilie Lussier. Puissante et rapide, elle a montré en présaison que le départ des vétéranes ne devrait pas ralentir sa production offensive. Pour l’épauler, j’ai hâte de voir ce que pourront offrir deux joueuses de deuxième année : Frédérike Verpaelst, qui a connu une excellente présaison, et Juliette Leroux.
À la défense, Camille Richard, qui en impose par son gabarit, a hérité du titre de capitaine à l’aube de sa cinquième saison. Elle pourra notamment compter sur l’appui d’Angélie Jobin, une joueuse à surveiller à sa deuxième campagne.
C’est peut-être devant le filet que l’écart avec les grandes années de l’équipe se fait le plus sentir. Bella Mende, arrivée de Cornell l’an dernier, pourra-t-elle relever le défi, elle qui n’a disputé que 14 matchs au cours des trois dernières saisons? L’Ontarienne Addison Cochrane a pour sa part connu une bonne présaison. À ce duo s’ajoute la recrue Léanne Brault, qui a passé les trois dernières saisons à John-Abbott.
Parlant du recrutement, Concordia est allé chercher plusieurs joueuses en Ontario, qui arrivent donc à l’université à un plus jeune âge. On me dit notamment beaucoup de bien de Samantha Keil, une défenseuse ontarienne de 18 ans. Outre Brault, les seules recrues issues du RSEQ collégial sont la défenseuse Adélie Lavallée et l’attaquante Jade St-Pierre.
Malheureusement, les Stingers devront patienter avant de pouvoir compter sur Taeyeon Kim et Nayeon Kim, deux Sud-Coréennes qui évoluaient dans la NCAA la saison dernière. Les règles du U Sports imposent un an d’attente aux joueuses qui ne possèdent pas la citoyenneté canadienne et qui transfèrent de la NCAA. Elles devront donc attendre la saison prochaine pour faire leurs débuts avec les Stingers, mais pourront entre-temps participer aux entraînements. Selon ce qu’on me rapporte, elles connaissaient cette restriction avant de prendre leur décision.
Bref, à l’interne, les Stingers n’ont aucun complexe, et certaines personnes les croient capables de disputer le deuxième rang aux Gaiters. J’ai toutefois l’impression que l’entraîneuse-cheffe Julie Chu devra accomplir de petits miracles pour y parvenir. Mais s’il y a une coach capable d’en faire, c’est bien elle.
Rouge et Or de Laval
Le Rouge et Or disputera son premier match à guichets fermés devant environ 2000 spectateurs, une foule impressionnante comparativement à celles qu’on voit habituellement dans le RSEQ. L’appui de la population de Québec à ses équipes universitaires pourrait devenir un atout précieux cette saison.
En fin de troisième période, lorsqu’il faudra marquer un but ou protéger une avance, les encouragements de la foule pourraient donner aux joueuses le second souffle nécessaire pour aller chercher une victoire ou un point de plus au classement.
L’équipe dirigée par Pascal Dufresne, le grand artisan des succès des Titans de Limoilou au niveau collégial, sera très jeune. L’ajout de quelques vétéranes viendra toutefois solidifier les bases de cette nouvelle formation.
Je pense notamment à la gardienne Éricka Gagnon, qui a grandement contribué à la conquête du championnat canadien des Gaiters de Bishop’s en 2025. Laval pourra ainsi compter sur celle qu’on peut considérer comme la meilleure gardienne du circuit. C’est un atout énorme. Le seul bémol, c’est qu’elle a transféré à Laval afin de poursuivre ses études en médecine, un programme demandant s’il y en a un. Est-ce qu’elle sentira un peu de fatigue vers la fin de la saison? Parce que si elle maintient son niveau de jeu tout au long de la saison, elle donnera au Rouge et Or une chance de gagner chaque match. En matchs préparatoires, Gagnon a d’ailleurs blanchi l’Université d’Ottawa, arrêtant les 45 tirs dirigées vers elle, une victoire qui en a surpris plus d’un, alors que les Gee-Gees sont l’une des puissances du côté ontarien.
Au besoin, la substitut Maika Paquin, arrivée de l’Université de Syracuse, pourrait voir plus d’action, elle qui a signé un jeu blanc dans un verdict nul de 0 à 0 contre l’Université du Nouveau-Brunswick.
La brigade défensive sera menée par Éliane Michaud. La capitaine du Rouge et Or, une ancienne des Titans de Limoilou, a toutefois raté presque toute la dernière saison avec Bishop’s avec une blessure semblable à celle que Marie-Philip Poulin a eue.
Pour l’épauler à la ligne bleue, on retrouvera huit joueuses de première année! Voilà qui résume bien le visage du Rouge et Or pour cette première saison : une formation très jeune, encadrée par quelques vétéranes. La Française Perrine Lavorel se distingue toutefois par une expérience internationale intéressante.
À l’attaque, le Rouge et Or pourra compter sur Laura Tremblay, une autre ancienne de Limoilou qui a passé les trois dernières saisons à Moncton, ainsi que sur Doryane Hallé, championne canadienne avec les Carabins l’an dernier dès sa première saison universitaire. Chaque équipe a droit à un transfert sans pénalité et Hallé a été ce choix pour Laval.
Pour ce qui est des 12 autres attaquantes, elles feront toutes leurs débuts dans le circuit.
Parmi ces recrues, Marie-Pier Cossette et Victoria Veilleux seront à surveiller. Première joueuse à s’entendre avec le Rouge et Or, Cossette fera partie du groupe de leadership. Veilleux a quant à elle récolté 31 points en 29 matchs avec Champlain-Lennoxville la saison dernière, ce qui lui a valu le huitième rang des pointeuses du RSEQ collégial. On me dit aussi de garder un œil sur Geneviève Bisson. La défenseuse offensive, originaire de Chelsea, a joué en Ontario chez les moins de 22 ans lors des deux dernières saisons.
Le Rouge et Or amorcera la saison portée par l’enthousiasme entourant son retour, un élan qui lui a déjà permis de surprendre en matchs préparatoires. Reste à voir combien de temps cette lune de miel durera et si l’équipe pourra maintenir le cap une fois l’effervescence des débuts passée.
J’y vais donc d’une prédiction audacieuse : Laval terminera au quatrième rang, devant McGill, et se qualifiera pour les séries éliminatoires.
Martlets de McGill
C’est le poste d’entraîneuse-cheffe qui a fait le plus jaser à McGill durant l’entre-saison.
Alyssa Cecere, à la tête de l’équipe depuis 2021 et membre du personnel d’entraîneurs depuis 2014, a été remerciée en mai dernier. L’université a ensuite lancé un processus de recrutement pour lui succéder. C’est à ce moment que les choses ont pris une tournure, disons, compliquée et, dans une certaine mesure, inattendue.
Plusieurs personnes ont posé leur candidature. Rien de surprenant, considérant que le poste offre un salaire dans les six chiffres.
Selon les informations que j’ai recueillies, les personnes suivantes ont soumis leur candidature : Leslie Oles et Philippe Trahan, tous deux adjoints à McGill depuis deux saisons; Kayla Tutino, qui a représenté l’Italie aux Jeux olympiques et passé deux ans comme adjointe à McGill; Philippe Bérubé, entraîneur-chef de l’équipe du Québec des moins de 18 ans qui a remporté l’or en 2025; et Daniel Continelli, entraîneur-chef des Patriotes de Saint-Laurent depuis 2022.
Là où les choses deviennent curieuses, c’est que, parmi ces candidatures, seule celle de Tutino a mené à une entrevue, qui n’a toutefois pas débouché sur une embauche.
L’université a donc affiché le poste une deuxième fois, tout en tendant des perches à certaines personnes.
C’est lors de cette deuxième vague que Dany Brunet, ancien entraîneur-chef des Canadiennes de Montréal, a posé sa candidature. L’ancienne joueuse étoile des Martlets Mélodie Daoust aurait été approchée, mais aurait décliné l’offre, elle qui dirige les Voltigeurs du Collège Bourget. De son côté, Peter Smith, qui a dirigé le programme féminin de McGill de 1999 à 2023, a rapidement fermé la porte lorsque le sujet a été abordé.
Si bien qu’au début du camp d’entraînement, la situation n’était toujours pas réglée. Leslie Oles a finalement été nommée entraîneuse-cheffe, certaines sources me disent par intérim, mais le site Web de McGill ne le précise pas. Mais imaginez un peu la situation : votre employeur ne retient pas votre candidature pour une entrevue, puis vous confie tout de même le poste, à titre temporaire, presque par défaut.
Ce sont loin d’être des conditions idéales pour un programme qui a terminé au dernier rang du RSEQ lors de chacune des quatre dernières saisons, cumulant une fiche de 13 victoires et 82 défaites durant cette période.
La seule bonne nouvelle dans tout ce dossier est l’embauche de Pier-Alexandre Poulin au poste d’entraîneur adjoint. Le frère de vous savez qui possède une solide feuille de route derrière le banc. Il collabore depuis longtemps avec Hockey Canada, a connu du succès dans le junior AAA et a agi comme adjoint auprès de l’équipe féminine d’Italie aux Jeux olympiques en début d’année.
Sur la glace, la toujours fiable Jade Rivard-Coulombe sera de retour devant le filet pour une quatrième saison, épaulée pour une deuxième année par Mégane Pilon. À la défense, Mia Giles, que certains considèrent comme la meilleure joueuse de l’équipe, et Méganne Chailler entameront elles aussi leur quatrième saison.
L’attaque sera menée par Taylor Garcia, Anika Cormier et Élodie Boutin, sans oublier Chloé Blanchard, qui amorcera sa deuxième année après une excellente présaison.
Tout comme les Stingers, les Martlets ont surtout recruté en Ontario. Il sera donc intéressant de voir comment leurs recrues se mesureront à celles issues du circuit collégial du RSEQ.
L’équipe fait peau neuve avec de nouveaux chandails. Est-ce que le classement aura lui aussi une nouvelle allure? J’ai des doutes.
Prédictions
Voici, en terminant, mes prédictions pour la prochaine saison.
Classement saison régulière
- 1-Montréal (nationaux)
- 2-Bishop’s (nationaux)
- 3-Concordia
- 4-Laval
- 5-McGill
Joueuse par excellence
Audrey-Anne Veillette (Montréal)
Mentions honorables: Émilie Lussier, Gabrielle Santerre, Naomi Côté, Juliette Rolland, Amélie Poiré-Lehoux, Sandrine Chouinard
Meilleure défenseuse
Jade Picard (Montréal)
Mentions honorables: Daphné Boutin, Angélie Jobin, Camille Richard, Mia Giles, Meganne Chailler, Meghan Lesage, Kaléann Laforge
Meilleure gardienne
Éricka Gagnon (Laval)
Mentions honorables: Maude Desroches, Laurence Boivin, Jade Rivard-Coulombe
Meilleure recrue (joueuse de première année)
Laurie Vézina (Montréal)
Mentions honorables: Laurence Lafleur, Alexandra Giguère, Julie-Ann Paradis, Victoria Veilleux.
crédits photos: Instagram Carabins (Audrey-Anne Veillette), Instagram Émilie Lussier (Émilie Lussier), Instagram Gabrielle Santerre (Gabrielle Santerre), Instagram Rouge et Or (Éricka Gagnon)
