Les Québécoises en europe
La LPHF contient 12 équipes. Aucun club-école n’a encore été créé. C’est donc dire que lorsqu’une joueuse termine son parcours universitaire, trois options s’offrent à elles : la LPHF, jouer en Europe ou prendre sa retraite.
Six Québécoises ont choisi la deuxième option et joueront cette saison dans différents pays d’Europe. D’autres pourraient s’y retrouver à la fin novembre, une fois les camps d’entraînement dans la LPHF terminés.
En Europe, le tout a commencé il y a une dizaine de jours, alors que la PFWL, la ligue de Suisse, ainsi que la SDHL, en Suède, ont débuté leurs activités.
Toutefois, on retrouve beaucoup moins de Québécoises en Europe que l’an dernier, ce qui n’est pas une surprise. Avec quatre nouvelles équipes dans la LPHF, certaines joueuses comme Alexie Guay et Maude Poulin-Labelle ont préféré participer à un camp d’entraînement, alors que d’autres comme Alice Philbert et Gabrielle David ont signé des contrats avec une équipe de la LPHF. L’an dernier, la venue des Jeux olympiques en Italie avait aussi eu son influence.
Je vous propose donc un tour d’horizon des Québécoises qui joueront en Europe lors de la saison 2026-27.
Jessika Boulanger, Lausanne (PFWL)
L’ancienne de l’Université de Montréal en sera à sa troisième saison en Suisse, après avoir passé deux saisons avec le SC Langenthal. L’attaquante de 28 ans a amassé six points en 27 matchs la saison dernière. Elle aura certainement une meilleure chance de se faire valoir avec Lausanne, qui fait ses débuts en division A. En trois matchs depuis le début de la présente saison, elle a obtenu un but et une aide.
Laurence Frenette, SDE HF (SDHL)
L’attaquante s’est tournée vers l’Europe lorsque son nom n’a pas été appelé au dernier repêchage de la LPHF. Elle vient de connaître sa meilleure saison à l’Université Quinnipiac avec une fiche 29 points en 41 matchs. À 23 ans, elle en sera à une première année chez les professionnelles.
Ann-Frédérique Guay, HC Fribourg-Gottéron (PFWL)
L’attaquante a connu toute une saison l’an dernier, terminant au sixième rang des meilleures pointeuses en Suisse avec une fiche de 15 buts et 40 points en 27 matchs.
L’athlète de 25 ans originaire de St-Lambert-de-Lauzon a décidé de ne pas s’inscrire au plus récent repêchage de la LPHF, question de prendre encore plus d’expérience et de maturité chez les professionnelles. Sa décision semble lui porter fruit alors qu’elle a déjà 10 points en quatre matchs cette saison, à un seul point du sommet des meilleures pointeuses. Je ne serais pas surpris de la voir être repêchée en 2027.
Maya Labad, Lausanne HC (PFWL)
Championne de la coupe Walter avec la Victoire de Montréal, mais très peu utilisée avec la formation montréalaise, l’attaquante a pris une excellente décision. Elle a signé un contrat avec la nouvelle équipe de division A en Suisse, Lausanne, mais avec une clause lui permettant de quitter l’équipe, une semaine avant, pour aller au camp d’entraînement de Las Vegas dans la LPHF.
Dans la mesure qu’elle ne ferait pas l’équipe ou qu’elle serait mise sur la liste des réservistes, elle pourrait retourner en Suisse compléter sa saison, là où elle a déjà trois points en autant de matchs. Elle s’assure donc de jouer en 2026-27.
Alexia Moreau, SDE HF (SDHL)
Originaire de Trois-Rivières, l’athlète de 22 ans a elle aussi pris la décision de jouer en Europe lorsqu’elle n’a pas été repêchée dans la LPHF. Elle retrouvera Laurence Frenette avec le SDE HF, elles qui ont été coéquipières pendant quelques saisons au collège Stanstead. Tout comme son amie, elle vient d’obtenir sa meilleure saison offensive avec Holy Cross dans la NCAA, marquant 13 fois en 35 parties.
Léonie Philbert, Strasbourg M18 (France M18)
Après avoir joué une saison en Italie avec sa sœur Alice dans la EWHL, c’est avec les garçons que la joueuse de défense jouera cette saison. Ce sera toute une adaptation alors qu’elle devra gérer les mises en échec pour la première fois de sa carrière. Elle a tout de même eu la chance de se pratiquer quelque peu avec les Piranhas de l’École de technologie supérieure au mois d’août dernier, avant son départ pour la France. Elle pourrait aussi jouer avec les garçons du M20, tout dépend comment son adaptation aux mises en échec se déroulera.
crédits photos: Maya Labad (Instagram Lausanne), Ann-Frédérique Guay (Instagram HC Fribourg), Laurence Frenette (site web Quinnipiac), Alexia Moreau (site web Holy Cross)
